article19.12.20224 minutes

Rencontre avec Philippe Nadeau, gestionnaire de l’équipe d’architectes de solutions

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Le parcours de Philippe est riche d’enseignements : à travers toutes ses expériences, il a développé des compétences technologiques, des habiletés en gestion de clients et des qualités professionnelles qui lui permettent désormais de superviser la brillante équipe d’architectes de solutions. Aujourd’hui, il revient sur les éléments-phares de son parcours et de son rôle chez nventive.

Comment s’est déroulé ton parcours professionnel avant nventive?

Après mes études universitaires, mes 10 premières années professionnelles se sont effectuées dans un contexte de maintenance : ça a été un environnement idéal pour développer de nombreuses compétences, car il faut être très autonome, être capable de parler directement aux clients, de leur répondre et d’analyser leurs besoins. J’occupais donc plusieurs rôles à plus petite échelle.

J’ai aussi fait un MBA en gestion TI : ça a vraiment été l’occasion pour moi de renforcer mes connaissances. Gestion de projet, administration, finances, comptabilité, gestion d’opérations, inventaires… Ces connaissances sont utiles dans l’entreprise, et surtout indispensables pour comprendre les enjeux des clients.

Comment as-tu rejoint nventive?

J’ai rejoint Indicina, qui a ensuite rejoint Agyl, puis Cortex – qui a finalement fusionné avec nventive en 2020.

Durant les évolutions de l’entreprise, j’ai d’abord été consultant, avant de commencer à travailler pour des projets internes, puis pour des projets clients. À l’époque, la gestion client était un axe qui m’intéressait beaucoup : je suis donc devenu responsable de produits et chargé de projets.

À travers ce double rôle, je participais aux projets dès le début, ce qui me permettait d’analyser tous les volets le plus tôt possible. Au fil de ma carrière, j’ai basculé en mode architecture pour bien comprendre les attentes et les besoins, aussi bien pour le client que pour les équipes.

Et puis il y a un an et demi, je suis devenu gestionnaire de l’équipe d’architectes de solutions. Dans cette dernière année, l’équipe n’a cessé de grandir!

Parlons maintenant de ton évolution, de développeur à architecte de solutions. De quelle manière tes expériences dans les différents rôles t’ont-elles été bénéfiques en tant qu'architecte?

En tant qu’architecte de solutions, le fait d’avoir touché à tout dans mes expériences passées m’a permis de développer de l’autonomie et de la proactivité, mais aussi de perfectionner mes habiletés de communication avec les clients.

Je crois que c’est la clé pour devenir architecte : il faut un niveau technique, c’est certain, mais il faut aussi bien communiquer et gérer les attentes des clients, notamment en étant transparent sur la faisabilité.

Cette compétence est rarement innée, ça prend de la pratique, on doit y être confronté plusieurs fois dans son parcours pour être à l’aise.

Et en tant que gestionnaire, quels enseignements t’accompagnent au quotidien?

En tant que gestionnaire d’équipe et de projets, c’est important de coordonner l’équipe, de gérer les attentes de chacun, de cerner les forces et faiblesses ou encore les types d’interaction à utiliser face à différentes personnalités. Il faut aussi faire en sorte que ça colle entre les projets et les personnes.

En devenant gestionnaire, tu te dois de développer des habiletés pour gérer les talents. Pour être honnête, c’est quelque chose qui s’apprend au quotidien

Si tu devais résumer le rôle de l’architecte de solutions, tu dirais quoi?

Le travail d’architecte, c’est vraiment d’inspirer l’équipe pour orienter le choix du client en lui remettant tous les éléments en main. Quand la confiance est établie, c’est beaucoup plus facile de travailler en équipe.

Au quotidien, comment accompagnes-tu les équipes?

Il y a plusieurs niveaux d’intervention qui peuvent se faire, tout va dépendre du profil de la personne à accompagner.

Face à des profils plus expérimentés, ça va surtout passer par un rôle de coach, des rencontres individuelles et des idées d’améliorations.

À l’arrivée de nouvelles personnes, je les accompagne en ayant plus de leadership en début de projet pour qu’elles puissent comprendre la méthodologie. Ensuite, j’aime confier de plus en plus de responsabilités aux personnes.

Mon objectif, c’est de ne plus être indispensable dans les projets, donc j’essaie au maximum de mettre la structure pour permettre aux gens de prendre le devant par la suite. Je soutiens ainsi plusieurs projets, mais à plus haut niveau. J’encourage les équipes à être autonomes.

As-tu un dernier conseil à donner pour un architecte en devenir?

Si on veut devenir architecte, il ne faut pas rester dans un silo. Il faut avoir envie d’explorer plus large, de développer sa curiosité intellectuelle : toucher à tout, essayer, ne pas avoir peur de foncer…

Le travail d’architecte, ce n’est ne pas tout savoir, mais de savoir où trouver des réponses. Chaque projet est différent, de nouvelles technologies sont lancées chaque mois, donc il faut rester à jour pour être pertinent. Il ne faut pas être l’expert dans des domaines précis pour devenir architecte de solutions. Il faut justement être capable de

connaitre chaque domaine pour pouvoir s’adapter à la réalité et aux besoins de chaque projet.

Merci Philippe d’avoir pris le temps de discuter avec nous! Pour en savoir plus sur le rôle d’architectes de solutions, écoutez dès maintenant le podcast avec Philippe et Guillaume Dussault, architectes de solutions.